Collectif culture du PCF

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Une nouvelle ambition pour l'art, la culture et l'information dans le Programme populaire partagé

 
 

Art, culture, pratiques culturelles Nous affirmons l’ambition résolue de mettre la culture au cœur du projet politique du Front de Gauche, parce qu’elle est la condition même de l’action politique, de la démocratie. Rompre avec le projet culturel de la droite et la casse du service public de la culture implique d’ouvrir avec notre peuple un grand débat démocratique en vue de refonder un grand service public de l’art, de la culture et de l’information. Nous mettrons en chantier la refondation du service public de l’art et de la culture, en réaffirmant la responsabilité publique et nationale de l’État, et en construisant une compétence partagée entre l’Etat et les collectivités territoriales. Nous mettrons un coup d’arrêt au processus de marchandisation du service public de la culture et annulerons immédiatement la RGPP. Nous ouvrirons un vaste débat public, national, décentralisé et ouvert à tous les acteurs culturels comme à l’ensemble des citoyens, qui portera tout à la fois sur le sens de cette politique culturelle comme sur les moyens nécessaires à sa réalisation. À cet effet nous organiserons des Conférences régionales réunissant l’État, les collectivités territoriales, les professionnels et les citoyens. Nous réaffirmerons le lien étroit entre le soutien à la création et à l’appropriation sociale et citoyenne des œuvres et des pratiques culturelles et artistiques. Cela passe par la refondation de l’éducation artistique à l’école, et de l’éducation populaire, dans la cité et l’entreprise. Face à l’emprise des industries culturelles sur l’ensemble des activités du champ artistique, littéraire et médiatique, nous mettrons en place les régulations qui s’imposent et ferons, en toute circonstance, prévaloir l’intérêt public, afin d’affranchir notre économie de la culture de la soumission à l’argent. Nous encouragerons le développement de l’économie sociale et solidaire. Nous affirmerons la centralité du travail artistique et culturel au sein des politiques publiques en terme d’emploi, de droits sociaux, de statuts et de rémunérations. La réforme de 2003 du régime de l’intermittence sera renégociée avec les organisations professionnelles, pour la mise en place d’un système de protection pérenne et mutualiste. Plus généralement la lutte contre la précarité dans les différentes professions artistiques, culturelles et de communication sera résolument entreprise. Nous abrogerons la loi Hadopi, créerons une plateforme publique de téléchargement, et engagerons une vaste concertation en vue de garantir le respect des droits, moraux et à rémunération, des artistes, auteurs et interprètes, par une mise à contribution des fournisseurs d’accès, des opérateurs de télécommunications et du marché publicitaire. Nous proposerons une loi contre les concentrations dans la presse, les médias et l’audiovisuel, pour les libérer des logiques financières et du diktat de l’audimat, afin de leur permettre d’accomplir leurs missions au service du pluralisme de l’information et de la culture. Nous créerons un Conseil national des médias composé d’élus, de représentants des professionnels et des usagers, chargé de veiller au respect de la responsabilité publique et nationale, et de favoriser la création de coopératives de presse. Nous refonderons un Pôle public des médias et garantirons l’existence des médias associatifs et de la presse d’opinion. Nous agirons pour doter l’Union européenne d’une authentique politique culturelle dotée des moyens correspondants, en vue de favoriser le dialogue des cultures et de renforcer les échanges entre artistes et acteurs culturels des états de l’Union. Nous poursuivrons et développerons le combat pour l’exception et la diversité culturelles. Nous refonderons l’action culturelle extérieure de la France, sinistrée par cinq années de réductions budgétaires, de fermetures de Centres culturels français et de sites de l’Alliance française, au service de la création et de son partage, dans le cadre d’une mondialité du dialogue et de l’échange. Nous agirons pour la défense et le développement de la langue française. Nous créerons les conditions de l’adoption par le Parlement d’une loi d’orientation et de programmation budgétaire pour l’art, la culture et l’information, affirmant la responsabilité partagée de l’État et des collectivités locales et se donnant pour objectif de porter l’effort public à 1 % du PIB, en une législature. La création artistique, l’action culturelle, l'éducation populaire, mais aussi la libre circulation des informations et des idées, la production et la diffusion des savoirs et des connaissances et leur appropriation par le peuple, sont des conditions majeures d’une transformation progressiste de notre société. Car il ne saurait y avoir d’émancipation politique sans émancipation culturelle.

Il y a actuellement 1 réactions

  • Mise en place d'un ratio mimimum de fléchage à l'artiste

    1 / une étude sérieuse et poussé sur le %tage du denier public émanent du budget général de la culture et arrivant "dans le/les poche(s)" de/des artiste(s).

    2/ à partir de ce constat se donner des objectifs annuels pour que ce ratio augmente progressivement d'exercice en exercice.

    3/ simplifier le système des multiples commissions et sous commissions (sans pour cela arriver à un guichet unique...) grevant les budgets culturels (toutes collectivités confondues).

    4/ harmoniser les multiples formats des budgets demandées par ces mêmes collectivités pour cette fois-ci arriver à un formulaire budgétaire unique (le CERFA n'est pas du tout adapté aux spécificités culturelles et artistiques). Ainsi alléger et simplifier les demandes de l'artiste et le reconduire dans sa fonction première qui n'est pas d’être l'administrateur de ses propres projets.

    5/ pour en parler et développer me contacter.

    Par Vassili Protcho..., le 02 April 2012 à 14:31.